Axe féminin

L’ostéopathie accompagne la femme à différentes étapes de sa vie, en tenant compte des changements hormonaux, posturaux, mécaniques et émotionnels qui peuvent influencer l’équilibre du corps.

L’objectif est d’identifier les tensions, les pertes de mobilité ou les déséquilibres pouvant causer certaines problématiques, participer à certains inconforts, afin de proposer une prise en charge douce, adaptée et personnalisée.

Troubles du cycle féminin

Le syndrome prémenstruel — SPM regroupe des symptômes physiques, émotionnels et neurovégétatifs qui apparaissent après l’ovulation, dans la phase lutéale, puis diminuent avec l’arrivée des règles. Il peut provoquer douleurs pelviennes, lombalgies, tensions mammaires, ballonnements, fatigue, troubles du sommeil, irritabilité, anxiété, maux de tête ou difficultés de concentration.

Les symptômes prémenstruels sont très fréquents : plus de 90 % des femmes déclarent au moins un symptôme avant les règles. En revanche, le véritable SPM, suffisamment marqué pour gêner le quotidien, concernerait environ 20 à 30 % des femmes en âge de procréer. Les formes sévères, comme le trouble dysphorique prémenstruel — TDPM, toucheraient environ 2 à 5 % des femmes. (Office on Women’s Health)

Le SPM n’est pas dû à un “excès d’hormones”. Il semble surtout lié à une sensibilité particulière du système nerveux aux variations normales des œstrogènes et de la progestérone après l’ovulation. Ces variations peuvent influencer la sérotonine et le GABA, impliqués dans l’humeur, le sommeil, la douleur, la tension corporelle et la régulation du stress. (RCOG)

Sur le corps, cela peut se traduire par une rétention d’eau, des œdèmes, une tension des seins, une sensation de ventre gonflé, des troubles digestifs, des céphalées, une pesanteur pelvienne ou des lombalgies. Certains troubles préexistants, comme les migraines, les troubles du sommeil, l’anxiété ou les douleurs chroniques, peuvent aussi s’aggraver avant les règles. (MSD Manuals)

Votre Ostéopathe, aura pour objectif d’accompagner les tissus, la mobilité et l’équilibre global dans une période où le corps devient souvent plus sensible.

Le SOPK — syndrome des ovaires polykystiques — est une maladie endocrinienne chronique liée à un dérèglement hormonal d’origine ovarienne et/ou cérébrale. Malgré son nom, il ne s’agit pas de véritables “kystes” : les ovaires présentent souvent de nombreux follicules immatures, dont le développement reste inachevé. Le diagnostic repose sur au moins 2 critères sur 3 : excès d’androgènes, ovulation rare ou absente, aspect polykystique des ovaires à l’échographie. (Ameli)

Le SOPK est la maladie hormonale la plus fréquente chez les femmes en âge de procréer. Il concernerait 6 à 13 % des femmes selon l’Assurance Maladie, et 10 à 13 % selon l’OMS. Plus frappant encore : jusqu’à 70 % des femmes atteintes ne seraient pas diagnostiquées, alors que le SOPK peut avoir des conséquences métaboliques, hormonales et reproductives importantes. (Organisation mondiale de la santé)

Sa physiologie repose principalement sur une production excessive d’androgènes, notamment de testostérone, associée à une perturbation du dialogue entre l’ovaire et l’hypophyse. Le taux de LH peut rester trop élevé par rapport à la FSH, empêchant le déclenchement normal de l’ovulation. Résultat : les cycles deviennent irréguliers, l’ovulation se fait rare, et les follicules s’accumulent sans parvenir à maturité. (Ameli)

Les conséquences peuvent être très variables : règles irrégulières ou absentes, acné, chute de cheveux, hyperpilosité, prise de poids, fatigue, troubles de la fertilité, mais aussi risque accru de résistance à l’insuline, diabète de type 2, obésité et anomalies du cholestérol. Le SOPK est aussi décrit par l’Assurance Maladie comme la première cause d’infertilité chez les femmes en âge de procréer. (Organisation mondiale de la santé)

Le rôle de vote praticienne est d’accompagner les conséquences tissulaires et mécaniques pouvant amplifier l’inconfort : tensions du bassin, de l’abdomen, du diaphragme, du bas du dos, posture, respiration et mobilité viscérale. L’objectif est de favoriser un meilleur glissement des tissus, de diminuer les contraintes fonctionnelles associées aux douleurs pelviennes ou digestives.

Les douleurs de règles, ou dysménorrhées, correspondent à des douleurs pelviennes survenant juste avant ou pendant les menstruations. Elles peuvent irradier vers le bas du dos, les hanches ou les cuisses, et s’accompagner de fatigue, nausées, diarrhée, maux de tête, vertiges ou malaise. Plus de 1 femme menstruée sur 2 ressent des douleurs pendant 1 à 2 jours chaque mois.

Chez les adolescentes, la dysménorrhée toucherait 50 à 90 % des jeunes filles réglées. (ACOG)

À l’échelle mondiale, une revue systématique portant sur 336 études dans 70 pays estime la prévalence globale des dysménorrhées à 71,3 %. Ce n’est donc pas un symptôme marginal : c’est l’un des motifs gynécologiques les plus fréquents, avec un impact direct sur la scolarité, le travail, le sport, le sommeil et la qualité de vie. (PubMed)

Le mécanisme principal est connu : pendant les règles, l’utérus libère des prostaglandines, des molécules qui provoquent des contractions utérines pour aider à évacuer l’endomètre. Lorsque ces contractions sont trop fortes, elles diminuent temporairement l’oxygénation des tissus utérins : c’est ce qui déclenche les crampes, parfois intenses. La douleur peut ensuite être amplifiée par les tensions du bassin, du bas du dos, de l’abdomen et du système nerveux végétatif. (Ameli)

Une douleur qui oblige à s’arrêter, à manquer les cours ou le travail, qui augmente avec le temps, qui résiste aux anti-inflammatoires, ou qui s’accompagne de douleurs hors règles, de douleurs pendant les rapports, de troubles digestifs ou urinaires, doit faire rechercher une cause secondaire comme l’endométriose, l’adénomyose, un fibrome ou une inflammation pelvienne. Jusqu’à 29 % des personnes présentant une dysménorrhée pourraient avoir une endométriose sous-jacente, avec une proportion plus élevée lorsque la douleur ne répond pas aux anti-inflammatoires. (CNIB)

Votre ostéopathe, a pour but d’aider votre corps à mieux traverser cette période inflammatoire et contractile.

L’endométriose est une maladie gynécologique inflammatoire chronique : du tissu semblable à l’endomètre se développe en dehors de l’utérus, notamment sur le péritoine, les ovaires, les ligaments utérins, parfois la vessie ou le tube digestif. Elle peut rester silencieuse, mais lorsqu’elle devient symptomatique, elle provoque surtout des douleurs pelviennes, souvent rythmées par les règles. (Organisation mondiale de la santé)

Elle concerne environ 10 % des femmes en âge de procréer, soit près de 190 millions de personnes dans le monde. En France, on estime entre 1,5 et 2,5 millions le nombre de femmes concernées, avec un délai diagnostique moyen encore estimé à 7 ans. (Organisation mondiale de la santé)

Sa physiologie explique sa violence : les lésions réagissent aux variations hormonales du cycle, comme l’endomètre utérin. Elles peuvent donc saigner, s’enflammer, irriter les tissus voisins, puis favoriser avec le temps la formation de fibrose, de cicatrices internes et d’adhérences entre les organes. Ce n’est pas seulement une douleur de règles : c’est une maladie du tissu, de l’inflammation et de la mobilité profonde. (Inserm)

Les conséquences peuvent être majeures : dysménorrhées dans 75 à 90 % des cas, douleurs pendant les rapports dans 35 à 50 %, troubles digestifs, urinaires ou neurologiques, fatigue, douleurs lombaires, douleurs à la défécation ou à la miction. Environ 40 % des femmes atteintes présentent des problèmes de fertilité, et parmi les femmes infertiles, près de 50 % seraient porteuses d’endométriose. (Vie Publique)

Votre ostéopathe ne traite pas les lésions d’endométriose elles-mêmes. Son rôle est d’accompagner leurs conséquences mécaniques : tensions du bassin, du bas du dos, de l’abdomen, du diaphragme, mobilité des tissus, cicatrices post-chirurgicales éventuelles et compensations posturales. L’objectif est de restaurer progressivement le glissement tissulaire, diminuer les contraintes mécaniques associées à la douleur et travailler en complément du suivi gynécologique, sans retarder une prise en charge médicale spécialisée. (Organisation mondiale de la santé)

Équilibre gynécologique et pelvien

L’utérus antéversé ou rétroversé décrit simplement l’orientation de l’utérus dans le bassin. Lorsqu’il est antéversé, il s’incline vers l’avant, en direction de la vessie ; lorsqu’il est rétroversé, il bascule vers l’arrière, en direction du rectum et du sacrum. Ce n’est pas une maladie : c’est une variante anatomique de position. L’utérus est un organe musculaire d’environ 7 cm de long, maintenu dans le bassin par plusieurs ligaments. (Canadian Cancer Society)

L’utérus antéversé est la position la plus fréquente : il concernerait environ 70 à 75 % des femmes. L’utérus rétroversé, lui, concerne environ 1 femme sur 5, soit près de 20 à 25 % de la population féminine. Dans la grande majorité des cas, cette orientation ne provoque aucun symptôme, n’empêche pas la grossesse et ne complique pas l’accouchement. (Cleveland Clinic)

La physiologie est avant tout mécanique. L’utérus n’est pas “fixe” : sa position dépend de ses ligaments, du plancher pelvien, du remplissage de la vessie, du rectum, des grossesses, des cicatrices, et parfois de pathologies comme l’endométriose, les fibromes ou des adhérences après chirurgie ou infection pelvienne. Lorsqu’il est rétroversé, l’utérus s’oriente davantage vers l’arrière ; s’il reste mobile, cela est souvent sans conséquence. S’il est fixé par des adhérences, les tissus peuvent perdre en mobilité et devenir plus sensibles. (Better Health Channel)

Les problématiques apparaissent surtout lorsque cette position s’accompagne de douleurs pendant les règles, des douleurs pendant les rapports, une gêne lors de l’utilisation de tampons, des douleurs lombaires ou une sensation de pression pelvienne.

Votre ostéopathe accompagne les tensions tissulaires pouvant limiter la mobilité du bassin : ligaments utérins, bas du dos, sacrum, diaphragme, abdomen, cicatrices éventuelles et plancher pelvien. L’objectif est de favoriser un meilleur glissement des tissus, diminuer les contraintes mécaniques associées aux douleurs pelviennes et lombaires.

Le trouble de la libido chez la femme en âge de procréer est l’un des troubles sexuels féminins les plus fréquents. (ACOG)

Il correspond à une baisse persistante du désir sexuel, lorsque celle-ci provoque une souffrance personnelle ou une difficulté relationnelle. Le trouble existe surtout lorsque le changement est durable, mal vécu, et qu’il altère la qualité de vie intime. (ACOG)

Chez les femmes de 18 à 44 ans, la détresse sexuelle liée à une difficulté de désir ou d’excitation concerne environ 10 % des femmes. Les études sur le trouble du désir sexuel hypoactif rapportent une prévalence d’environ 8,9 % chez les femmes de 18 à 44 ans, (ISSWSH)

La physiologie de la libido est multifactorielle. Elle dépend du dialogue entre le cerebro-nerveux, les hormones, le vécu émotionnel et le confort corporel. La dopamine, les œstrogènes et la testostérone participent au désir et à l’excitation ; à l’inverse, la sérotonine, la prolactine ou certains médicaments peuvent freiner ces mécanismes. La douleur, la fatigue, le stress, le post-partum, les troubles du sommeil ou les douleurs pelviennes peuvent aussi modifier la réponse sexuelle. (NCBI)

Votre Ostéopathe ayant mené une études de plusieurs années à ce sujet traite les troubles de la libido cherchant à influencer les afférences somatosensorielles et la régulation autonome en particulier le tonus sympathique et parasympathique, par des techniques manuelles agissant principalement sur les tissus musculo-squelettiques, myofasciaux, vasculaires et les afférences sensorielles périphériques.

Fertilité et Projet de maternité

La P.M.A. — procréation médicalement assistée, regroupe les techniques médicales qui aident à obtenir une grossesse lorsque la conception spontanée est difficile : insémination artificielle, FIV, ICSI, don de gamètes ou transfert d’embryon. Elle permet de contourner certaines causes d’infertilité, sans toujours les corriger directement. (Inserm)

L’infertilité concerne environ 1 personne sur 6 dans le monde, soit 17,5 % de la population adulte, selon l’OMS. En France, environ 1 couple sur 8 consulte pour des difficultés à concevoir, et en 2023, 3,9 % des naissances ont été obtenues grâce à une P.M.A., soit environ 1 enfant sur 25. (Organisation Mondiale de la Santé)

La physiologie de la P.M.A. repose sur plusieurs étapes : stimulation ovarienne, suivi de l’ovulation, préparation des spermatozoïdes, fécondation naturelle ou en laboratoire, puis transfert embryonnaire selon la technique utilisée. Les causes d’infertilité peuvent être féminines, masculines, mixtes ou inexpliquées : troubles de l’ovulation, altération du sperme, trompes obstruées, endométriose, âge maternel ou facteurs environnementaux. (Inserm)

Le parcours peut être éprouvant : examens répétés, injections hormonales, attente, échecs possibles, douleurs pelviennes, fatigue, stress et forte charge émotionnelle. Les chances de grossesse varient selon la technique, l’âge et le contexte médical ; l’Inserm rapporte des taux moyens par tentative allant d’environ 10 % à 22 % selon les méthodes. (Inserm)

Votre Ostéopathe vous aidera à la préparation du bassin pendant ce parcours. L’objectif est de favoriser la vascularisation pelvienne, la motilité utérine, la régulation neurovégétative de manière à favoriser le terrain fonctionnel autour de la P.M.A. (PMC) (PMC)

La préparation à la grossesse correspond à la période qui précède la conception, où l’on cherche à optimiser l’état de santé, le terrain hormonal, le confort pelvien et les facteurs de risque avant une future grossesse. (Iris)

Cette étape concerne de nombreux couples : l’infertilité touche environ 17,5 % de la population adulte mondiale, soit près d’1 personne sur 6. En France, environ 1 couple sur 8 consulte pour des difficultés à concevoir, et dans 10 à 25 % des cas, aucune cause unique n’est identifiée. (Organisation Mondiale de la Santé)

La physiologie de la conception repose sur un équilibre précis : ovulation, qualité de la glaire cervicale, mobilité des trompes, vascularisation de l’endomètre et implantation embryonnaire. La vitamine B9 est un repère majeur : Santé publique France recommande une supplémentation dès le projet de grossesse et jusqu’aux 2 premiers mois de grossesse, alors que l’ANSES rappelle que moins d’un tiers des femmes commencent cette supplémentation avant la grossesse. (Santé Publique France)

Les problématiques les plus fréquentes sont les cycles irréguliers, douleurs pelviennes, antécédents d’endométriose, SOPK, cicatrices abdominales ou pelviennes, stress, fatigue, troubles digestifs et tensions lombaires. Ces facteurs ne déterminent pas à eux seuls la fertilité, mais peuvent influencer le confort du bassin, la mobilité tissulaire, la récupération et le vécu du projet de maternité. (Inserm)

Afin de préparer le corps à une grossesse dans les meilleures conditions fonctionnelles, Mme Cassia Hakkar, à travers des gestes maîtrisés, une prise en charge adaptée et des recommandations ciblées, veillera à accompagner les tissus impliqués.

Périménopause & Ménopause

La périménopause correspond à la période de transition qui précède la ménopause : les cycles deviennent plus irréguliers, l’ovulation moins constante, et les symptômes hormonaux apparaissent progressivement. Elle survient souvent autour de 47 ans, avant la ménopause confirmée après 12 mois sans règles. (Ameli)

La ménopause survient le plus souvent entre 45 et 55 ans, selon l’OMS. En France, les bouffées de chaleur concernent environ 70 % des femmes, et peuvent s’associer à des sueurs nocturnes, des troubles du sommeil, une fatigue ou une irritabilité. (Organisation Mondiale de la Santé)

La physiologie repose sur une modification progressive du fonctionnement ovarien. En périménopause, la progestérone diminue souvent en premier, tandis que les œstrogènes fluctuent fortement, ce qui peut expliquer les cycles irréguliers, le S.P.M. plus marqué, les tensions mammaires, les bouffées de chaleur et les troubles du sommeil. (Ameli)

Les conséquences peuvent toucher le corps entier : règles abondantes ou espacées, fatigue, douleurs articulaires, troubles du sommeil, baisse de libido, sécheresse vulvo-vaginale, irritabilité et sensation de perte de contrôle du cycle. Ces symptômes doivent être évalués lorsqu’ils deviennent invalidants, s’accompagnent de saignements anormaux ou perturbent durablement la qualité de vie. (Ameli)

Votre Ostéopathe aura pour objectif de réduire les tensions mécaniques associées aux douleurs ou à la fatigue corporelle, et soutenir l’équilibre fonctionnel dans cette période de changement hormonal.

La ménopause correspond à l’arrêt définitif de l’ovulation et des règles, confirmé après 12 mois consécutifs sans menstruation. Elle survient le plus souvent entre 45 et 55 ans, avec un âge moyen autour de 51 ans, et peut s’accompagner de bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles du sommeil, fatigue, douleurs articulaires ou sécheresse intime, comme le précise l’Assurance Maladie.

En France, 17,2 millions de femmes de plus de 45 ans sont concernées par cette période de vie. Les bouffées de chaleur touchent environ 70 % des femmes, ce qui en fait l’un des symptômes les plus fréquents et les plus identifiables de la ménopause, selon le Ministère de la Santé.

La physiologie repose sur la diminution progressive de l’activité ovarienne et la chute des œstrogènes. Cette baisse hormonale agit sur le système nerveux, la thermorégulation, les tissus génito-urinaires, les muscles, les articulations et l’os ; l’OMS rappelle que ces changements peuvent affecter le bien-être physique, mental, émotionnel et social. (Organisation Mondiale de la Santé)

Les problématiques les plus fréquentes sont les troubles du sommeil, douleurs articulaires, raideurs, baisse de libido, sécheresse vulvo-vaginale, troubles urinaires, prise de poids et fragilité osseuse. Après la ménopause, une femme peut perdre jusqu’à 10 % de sa densité osseuse dans les 5 premières années, ce qui augmente le risque d’ostéoporose et de fractures, selon Better Health Channel.

L’objectif des manipulation de Votre Ostéopathe est de diminuer les tensions mécaniques associées aux douleurs ou raideurs, et accompagner le corps dans cette nouvelle phase d’équilibre hormonal.

Grossesse & Maternité

La grossesse entraîne des modifications majeures du corps : prise de poids progressive, déplacement du centre de gravité, adaptation lombo-sacrée, augmentation du volume utérin, adaptation respiratoire, digestive et circulatoire. Ces changements peuvent provoquer lombalgies, douleurs du bassin, sciatalgies, reflux, constipation, douleurs ligamentaires, tensions costales ou essoufflement mécanique. (Ameli)

Les chiffres sont parlants : les douleurs lombaires ou pelviennes liées à la grossesse concernent environ 45 % des femmes enceintes. Les nausées et vomissements touchent 50 à 80 % des grossesses, tandis que la constipation concerne environ 32,4 % des femmes enceintes à l’échelle mondiale. (PubMed)

La physiologie repose sur trois grands mécanismes : les hormones assouplissent les tissus ligamentaires, l’utérus augmente la pression sur l’abdomen et le diaphragme, et la posture se modifie pour compenser le poids vers l’avant. Les muscles du dos, du bassin, des hanches et de la sangle abdominale travaillent différemment, ce qui peut créer des contraintes sur les articulations sacro-iliaques, les lombaires, le pubis ou les côtes. (CNIB)

Les conséquences peuvent gêner les gestes simples : marcher, dormir, monter les escaliers, se retourner dans le lit, respirer profondément, digérer ou rester debout longtemps. Les douleurs pelviennes de grossesse peuvent rendre les activités quotidiennes difficiles, surtout lorsqu’elles s’installent durablement ou s’associent à une fatigue importante. (CNIB)

L’objectif de la prise en charge thérapeutique de Votre Ostéopathe est de diminuer les contraintes mécaniques, améliorer le confort postural et accompagner le corps dans ses adaptations jusqu’à l’accouchement.

L’accouchement est une étape physiologique et mécanique majeure : le corps maternel doit permettre la dilatation du col, la descente du bébé, son passage dans le bassin puis son expulsion. Il mobilise fortement le bassin, le sacrum, le coccyx, le périnée, l’abdomen et le diaphragme, dans un équilibre entre contractions, respiration, mobilité et relâchement tissulaire. (Haute Autorité de Santé)

En France, selon l’Enquête nationale périnatale 2021, 25,8 % des accouchements sont déclenchés, 21,4 % se font par césarienne et environ 12 % par voie basse instrumentale. Le taux d’épisiotomie a diminué, passant de 20,1 % en 2016 à 8,3 % en 2021. (enp.inserm.fr)

La physiologie repose sur une coordination précise : les contractions utérines poussent progressivement le bébé vers le bas, tandis que le col s’ouvre, que le bassin s’adapte et que le périnée s’étire. Le bébé réalise lui aussi des mouvements d’engagement, de rotation et d’expulsion, ce qui impose aux tissus maternels des contraintes de compression, d’étirement et de traction. (Organisation Mondiale de la Santé)

Les problématiques apparaissent lorsque ces contraintes dépassent la capacité d’adaptation du corps : douleurs du sacrum, du coccyx, du bassin, tensions périnéales, déchirure, épisiotomie, cicatrice de césarienne ou récupération difficile. L’hémorragie du post-partum, définie par une perte sanguine d’au moins 500 ml, concernait 11,6 % des accouchements dans l’enquête nationale 2021, rappelant que la naissance reste un événement corporel intense. (enp.inserm.fr)

C’est pour favoriser le glissement tissulaire, restaurer et entretenir la mobilité, limiter les compensations et accompagner une récupération fonctionnelle progressive lors de l’accouchement qu’un suivi ostéopathique pendant la grossesse est essentiel. Votre Ostéopathe aide à préparer le corps à l’accouchement et à soutenir une récupération fonctionnelle progressive après la naissance.

L’après-grossesse, ou post-partum, correspond à la période de récupération qui suit l’accouchement. L’OMS définit la période postnatale comme les 6 premières semaines — 42 jours — après la naissance, une phase clé pour la récupération maternelle, l’adaptation hormonale et l’installation du lien mère-enfant. (Iris)

Les chiffres rappellent l’ampleur de cette transition : en France, à 2 mois post-partum, 16,7 % des femmes présentent des symptômes de dépression post-partum, 27,6 % des symptômes anxieux et 5,4 % des idées suicidaires, selon Santé publique France. (Santé Publique France)

Sur le plan physiologique, le corps entre dans une phase de remodelage tissulaire : l’utérus diminue de volume, le périnée récupère, la sangle abdominale se réorganise, les ligaments se retendent progressivement et les cicatrices éventuelles — césarienne, épisiotomie, déchirure — évoluent vers la maturation. (Ameli)

Les problématiques les plus fréquentes concernent les douleurs lombaires, le bassin, le coccyx, les cervicales liées au portage, les cicatrices, la fatigue persistante, l’inconfort périnéal, les troubles urinaires ou reprise difficile de la sexualité. La période postnatale doit être surveillée car elle conditionne la récupération fonctionnelle, le sommeil, la santé mentale et l’équilibre mère-enfant. (OMS)

C’est parce que le post-partum est une période de réorganisation profonde : bassin, sacrum, lombaires, tissus myofasciaux et chaînes posturales doivent retrouver progressivement leur équilibre après les contraintes de la grossesse et de l’accouchement, qu’une prise en charge ostéopathique est pertinemment recommandée pour soutenir le retour à une mobilité fonctionnelle.

Pendant la grossesse

Lors de sa grossesse, la femme enceinte va subir des modifications physiologiques et mécaniques. L’utérus grossit, ce qui va entraîner:

Une augmentation de la lordose lombaire peut être à l’origine de tensions ligamentaire, musculaire ainsi que d’une augmentation de la pression sur les disques intervertébraux.
Une lombalgie, parfois associée à une sciatlagie, peut en découler.
Un refoulage de la masse intestinale, pouvant entraîner des troubles digestifs: des constipations des reflux gastro œsophagiens…
La sollicitation du grill costal congère cette douleur au niveau des côtes qui diffère en fonction du positionnement de votre bébé.
Le syndrome du canal carpien, le syndrome des jambes lourdes, les douleurs coccygiennes sont souvent synonyme de grossesse.

Il est aussi important de préparer le bassin maternel à l’accouchement, afin qu’il y ait une bonne mobilité du bassin, de tous les tissus environnants pour favoriser le passage du bébé.

Pour soulager ces maux et veiller à une préparation sereine de l’accouchement, votre ostéopathe vous vient en aide.

Après l'accouchement

La consultation post-natale rééquilibre les structures perturbées par l’accouchement. Périnée, bassin, sacrum et coccyx sont les éléments les les plus atteints et nécessitent un réajustement.

Cet équilibre est nécessaire au travail de rééquilibrage on périnéal voire abdominal qui fait suite à l’accouchement.

Pour les cas de césariennes, l’équilibration du bassin reste également nécessaire.